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IRC 1 & 2 : Les frenchies favoris

Jacques Pelletier, vainqueur de l'édition 2019 à bord de l'Ange de Milon, remet son titre en jeu cette année © ROLEX/Kurt Arrigo Jacques Pelletier, vainqueur de l'édition 2019 à bord de l'Ange de Milon, remet son titre en jeu cette année © ROLEX/Kurt Arrigo

Dans seulement 22 jours, la Rolex Fastnet Race va s’élancer de Cowes, dans le sud de l’Angleterre pour arriver à Cherbourg. Cette nouvelle édition est exceptionnelle à plusieurs titres. Elle arrive en France bien sûr mais, surtout, la participation est phénoménale avec 458 bateaux inscrits, du jamais vu !

En France, on connaît bien les grands Ultims - susceptibles d’établir un nouveau record - ou les IMOCA qui viennent de boucler leur Vendée Globe. Pourtant, l’ADN du Fastnet tient en trois lettres : IRC. Cette règle de jauge permet de faire courir ensemble des bateaux de toutes tailles et d’établir un classement équitable mettant en valeur les qualités sportives plus que le matériel. Cette course dite « en temps compensé » rassemble quelques pros mais surtout une foule d’amateurs passionnés et les Français y brillent de plus en plus.

Pelletier, favori en IRC 1

Même si la saison de préparation a été courte en raison de la situation sanitaire, plusieurs favoris se dessinent en IRC 1 et on peut s’attendre à un nouveau duel entre Jacques Pelletier et David Gaudoux. Pelletier (Ange de Milion), vainqueur en 2019 est de retour au même titre que Didier Gaudoux (Lann Ael 2) qui embarque une partie de sa famille ainsi qu’un vétéran du Figaro : Fred Duthil. Autre concurrent redoutable, Philippe Frantz, engagé avec son « Albator ». Ce NMD 43, mis à l’eau en 2017, a été rapide dès sa sortie du hangar, avec des victoires de classe dans la RORC Caribbean 600 et la Rolex Middle Sea Race, où il a également terminé troisième au classement général. Il s'agira de la deuxième tentative de Frantz pour la Rolex Fastnet Race, avec un équipage issu de divers milieux offshore de haut niveau. Les Français font ainsi office de favoris mais les Anglais rêvent de reconquérir ce titre. Parmi les prétendants, on peut compter sur Mark Emerson puisque son Phosphorus II n’est autre que l’ancien Teasing Machine d’Erik de Turckheim.

Cette catégorie compte aussi quelques bateaux mythiques, dont fait partie le Pen Duick VI d’Eric Tabarly, mené par sa fille : Marie. Ce maxi de 73 pieds en aluminium a participé à la première Whitbread Round the World Race en 1973-74, puis a refait le tour du monde avec la seconde, une participation non officielle en raison de l'uranium usagé installé dans sa quille. Le plus étonnant est peut-être qu'entre-temps, son légendaire skipper a emmené ce même bateau sur la Transat anglaise, en solitaire, de 1976... et l'a remporté.

Didier Gaudoux, vainqueur du classement général en 2017 à bord de Lann Ael 2. © Paul Wyeth/pwpictures.comDidier Gaudoux, vainqueur du classement général en 2017 à bord de Lann Ael 2. © Paul Wyeth/pwpictures.com

Bataille rangée en IRC 2

Les JPK, fabriqués en France, sont les bateaux en vogue dans la classe des IRC 2. Après le 10.10, vainqueur en 2012 (Night and Day) et le 10.80, vainqueur en 2015 (Courrier du Léon), c’est au tour du 11.80 – tout juste sorti du chantier – d’affoler les pronostics. Cette année, cinq de ces puissants IRC sont engagés dans l'épreuve reine du Royal Ocean Racing Club : Fastwave 6 d'Eric Fries et Cocody de Richard Fromentin pour la France, Il Corvo d'Astrid de Vin pour les Pays-Bas et Dawn Treader d'Ed Bell et Sunrise de Thomas Kneen pour le Royaume-Uni.

Eric Fries et son équipage sur Fastwave 6 sont considérés comme des favoris discrets pour la victoire en IRC Two. Tout aussi sérieux, mais toujours avec le sourire, l'équipage du Cocody de Richard Fromentin. L'équipier Nicolas Dupard commente : « Notre objectif principal est de gagner en temps compensé dans notre catégorie. Nous visons au moins un top 3 ! Au final, le plus important pour nous est de faire le maximum pour atteindre notre objectif. Nous sommes tous de bons amis et nous sommes convaincus que si nous avons fait de notre mieux, nous nous amuserons beaucoup sur cette course fantastique. En guise de plaisanterie, nous nous appelons les "Cocody's Rangers" - et un Ranger n'abandonne jamais ! N'hésitez pas à informer nos concurrents ! » s’amuse Nicolas.

Avec déjà six participations à leur actif à bord de Codiam, un Grand Soleil 43, Nicolas Loday et Jean-Claude Nicoleau connaissent bien la Rolex Fastnet Race. Ils ont déjà remporté cette course en 2009 et 2011 (en IRC 1) et ont plusieurs fois fait partie du top 10 du classement général.

Corinne Migraine est copropriétaire du J/133 Pintia avec son père Gilles Fournier. Cette équipe familiale soutient depuis longtemps les courses RORC et s'en sort également très bien - la deuxième place au classement général de la Myth of Malham de cette année en est un parfait exemple. Fournier est fier de son équipe familiale à bord. "Je navigue avec ma fille Corinne, mon petit-fils Victor Migraine et mes deux neveux, Yan et Thomas Fournier. Nous sommes tous issus de la Société des Régates du Havre, la meilleure école de voile de France. »

Pen Duick VI a participé aux deux premières éditions de la Whitbread. Il sera skipper par Marie Tabarly. © Pen Duick VIPen Duick VI a participé aux deux premières éditions de la Whitbread. Il sera skipper par Marie Tabarly. © Pen Duick VI

IRC Zero : les titans se préparent pour la Rolex Fastnet Race

La Rolex Fastnet Race doit être la première course de Skorpio, un géant de 43 m. La Rolex Fastnet Race doit être la première course de Skorpio, un géant de 43 m.

L'IRC Zero, c’est le versant le plus spectaculaire de la Rolex Fastnet Race, avec des unités allant de 15 à plus de 40 mètres. Cette année, le géant de cette flotte est Skorpios, un ClubSwan 125 de 43 mètres de long dessiné pour être le monocoque le plus rapide au monde. Avec ses mensurations hors du commun, Skorpios est l’un des plus grands bateaux de toute l’histoire du Fastnet mais il dispute le titre de favori au Rambler 88 de George David, vainqueur de la dernière édition. 

Pour ces unités, l’enjeu est de franchir la ligne d’arrivée en premier et de s’emparer du « Line Honour », même si le vrai vainqueur du Fastnet gagne en temps compensé. Chaque bateau, petit ou grand, bénéficie en effet d’un « rating », établi en fonction de ses caractéristiques, et qui permet de calculer le classement général. Cependant, même avec ce rating ce sont souvent les « gros » IRC Zero qui gagnent le Fastnet. La moitié des dix dernières éditions du Fastnet a ainsi été remportée par l’un de ces géants, à l’image de Ran 2 de Niklas Zennstrom, vainqueur à deux reprises.

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Les héros du Vendée Globe en force sur la Rolex Fastnet Race

Jérémie Beyou, vainqueur de la dernière édition, est l'un des favoris à bord de Charal. Photo : Gauthier Lebec / Charal Jérémie Beyou, vainqueur de la dernière édition, est l'un des favoris à bord de Charal. Photo : Gauthier Lebec / Charal

Près de six mois après avoir participé à la course la plus dure du monde, le tour du monde en solitaire et sans escale qu'est le Vendée Globe, une grande partie de la flotte IMOCA retrouvera le chemin de la compétition pour la première fois lors de la Rolex Fastnet Race en août.

Charlie Dalin, deuxième du dernier Vendée Globe à bord d'Apivia, est au départ de la Rolex Fasnet Race (Photo : Maxime Horlaville / Disobey / Apivia).Charlie Dalin, deuxième du dernier Vendée Globe à bord d'Apivia, est au départ de la Rolex Fasnet Race (Photo : Maxime Horlaville / Disobey / Apivia).

L'épreuve phare du Royal Ocean Racing Club - qui se termine pour la première fois à Cherbourg – est l’une des épreuves de qualification pour la Transat Jacques qui s’élance au mois de novembre. Du Havre à la Martinique, cette transat est disputée en double et plusieurs concurrents navigueront également dans cette configuration pour la Rolex Fastnet Race.

Le plateau est impressionnant avec plusieurs bateaux récents à l’image de l’Apivia de Charlie Dalin, deuxième aux Sables d’Olonne, ou de Charal, mené par Jérémie Beyou : « C'est une bonne répétition pour la Transat Jacques Vabre sur le plan sportif et aussi pour préparer l'équipe. Nous devons être prêts pour le convoyage, le stand-by à Cherbourg, le choix des voiles, etc - toute la routine d'avant course qu'il est important de tester. C'est une course que nous avons gagnée il y a deux ans, donc nous espérons faire aussi bien ! Le Fastnet, c'est aussi un grand spectacle et nous allons aussi en prendre plein les yeux » se réjouit Beyou.

Pour Damien Seguin (APICIL) ce Fastnet aura un goût de rentrée : « Ce sera ma première course après le Vendée Globe mais aussi la première avec mon co-skipper (qui n’est pas encore annoncé, ndr). Elle va nous servir de qualification pour la Transat Jacques Vabre. Ce sera une belle mise en jambe avec un bateau que je connais bien et un parcours très sympa sur lequel il y a de jolies choses à faire. »

Isabelle Joschke (MACSF) est elle aussi impatiente de prendre le départ : « Ce sera l’occasion de tourner la page du Vendée Globe qui aura été l’épreuve la plus marquante de mon parcours. Repartir en double, sur un parcours semi-côtier, c’est démarrer une histoire qui n’a plus rien à voir avec la grande solitude que j’ai pu connaître cet hiver » explique Isabelle. Elle sera secondée par Fabien Delahaye qui sera aussi son co-skipper sur la Transat Jacques Vabre.

Autre équipe à suivre, celle de 11th Hour Racing qui présente deux bateaux. Le premier est l'ancien HUGO BOSS, millésime 2016, mené par Simon Fisher et Justine Mettraux. Mais tous les regards pourraient se tourner vers le dernier-né, qui sera piloté par Charlie Enright et le Français Pascal Bidégorry. La question est de savoir si le bateau sera prêt : La mise à l'eau de ce nouveau plan Verdier, construit par CDK Technologies et géré par la société Mer Concept de François Gabart à Concarneau, est prévue pour la fin du mois de juillet, ce qui laisse peu de temps de préparation avant le départ de la Rolex Fastnet Race le 8 août.

Cette année, deux bateaux seront aux couleurs d'11th Hour Racing. (Photo : Amory Ross/11th Hour Racing)Cette année, deux bateaux seront aux couleurs d'11th Hour Racing. (Photo : Amory Ross/11th Hour Racing)

Il s'agira du premier nouvel IMOCA lancé en vue de l’Ocean Race, plutôt que du Vendée Globe. Cependant, Enright reste prudent. « D'une certaine manière, nous sommes optimisés pour les courses en équipage et en équipage réduit, et d'une autre manière, nous avons fait des compromis pour pouvoir jouer sur les deux tableaux. C'est le premier IMOCA construit avec l’Ocean Race comme objectif principal ». Il sera intéressant de voir comment ce bateau a été optimisé pour l’équipage et non pour le solo comme c’est encore la règle en IMOCA.

Le Britannique Alex Thomson et Hugo Boss font partie des favoris après avoir dû jeter l’éponge sur le dernier Vendée Globe. Pour Thomson, la Rolex Fastnet Race a joué un rôle majeur dans sa carrière de navigateur. « J'adore la Rolex Fastnet Race. J'ai obtenu mon diplôme de moniteur de voile en 1994 et en 1995. J'ai rejoint Britannia Sailing, qui a été le premier organisme à organiser des courses amateurs "pay to play", et j'ai participé à ma première course Fastnet quelques mois après mon arrivée. Je ne le savais pas à l'époque, mais c'est à ce moment-là que j'ai découvert que j'aimais faire de la course au large ».

Sam Davies, skipper britannique du Vendée Globe et de la Volvo Ocean Race, raconte que la Rolex Fastnet Race l'a inspirée lorsqu'elle était adolescente à Portsmouth, au Royaume-Uni. « Enfant, je me souviens avoir vu tous ces bateaux, les Admiral's Cuppers, les maxis - les meilleurs des meilleurs bateaux présents dans le Solent pour faire la Fastnet Race. Entendre les récits de la course de 1979 rendait la chose encore plus impressionnante. Et ça semblait si loin ! Comment des gens pouvaient faire une course aussi longue ? ! C'est drôle maintenant. » Pour sa neuvième participation, elle courra sur son IMOCA Initiatives Cœur avec le vainqueur français de la Solitaire du Figaro, Nicolas Lunven.

Autre élément significatif pour Sam, son partenaire Romain Attanasio courra également en IMOCA. Il a récemment obtenu le financement de sa prochaine campagne IMOCA avec Fortinet - Best Western et a acquis le bateau de Boris Herrman, à l'origine le millésime 2016 Edmond de Rothschild.

Selon Sam Davies, les vainqueurs probables de l'IMOCA seront les bateaux de dernière génération, qui ont tous participé au dernier Vendée Globe et que leurs skippers connaissent mieux que jamais. La dernière génération de foilers s'impose à partir de 12 nœuds, moment où ils foilent alors que l'ancienne génération ne le fait pas. Cependant, s'ils sont optimisés pour le tour du monde, dans la mesure où certains ne sont pas excellents au près, un parcours comme celui de la Rolex Fastnet Race pourrait profiter aux bateaux plus anciens et plus polyvalents.

La Britannique Sam Davies prendra le départ de son 9ème Fastnet. © Maxime Horlaville / polaRYSE / Initiatives CoeurLa Britannique Sam Davies prendra le départ de son 9ème Fastnet. © Maxime Horlaville / polaRYSE / Initiatives Coeur

Restrictions aux frontières : la Rolex Fastnet Race s’adapte

© Paul Wyeth/pwpictures.com © Paul Wyeth/pwpictures.com

La prochaine édition de la Rolex Fastnet Race débutera le 8 août et pour la première fois de son histoire, la course se terminera à Cherbourg, en France. Dans le contexte sanitaire actuel, les organisateurs prennent toutes les mesures nécessaires pour accueillir les concurrents dans les meilleures conditions. Cette semaine, le gouvernement français a restreint les déplacements entre le Royaume-Uni et la France, imposant une période d'isolement de 7 jours aux voyageurs en provenance du Royaume-Uni. Bien qu'il n'ait pas été fait mention de la durée de ces restrictions, le RORC espère que la date de départ du 8 août ne sera pas affectée. Pendant cette période de changement, l’organisateur envisage tous les scénarios et la manière dont ils pourraient affecter la compétition. 

« Nous ne savons pas combien de temps ces restrictions vont durer, mais nous espérons qu'elles auront peu d'impact sur la course et sur l'accueil de la flotte à Cherbourg. Les choses changent tous les jours et nous travaillons avec nos partenaires à Cherbourg-en-Cotentin et les autorités gouvernementales pour créer la course la plus sûre que nous pouvons ; en mer, mais aussi à terre. L'équipe continuera à surveiller la situation et à donner des conseils sur les problèmes et les dispositions alternatives, si nécessaire », a commenté le directeur de course, Chris Stone.

Jean-Louis Valentin, président de l'association Arrivée Fastnet Cherbourg a déclaré : « Nous allons continuer à nous adapter pour accueillir l'arrivée de la Rolex Fastnet Race, comme nous l'avons fait depuis le début de la pandémie. Nous avions déjà anticipé l'accueil des bateaux avant le départ de la course à Cherbourg, notamment pour les Français, avant de rejoindre la ligne de départ à Cowes. En ce qui concerne l'arrivée, nous pourrons répondre à plusieurs scénarios, en lien avec la direction de course, tout en espérant une évolution rapide. »

Cherbourg-en-Cotentin will host the 2021 Rolex Fastnet Race fleet © JM enault ville de Cherbourg en Cotentin  Cherbourg-en-Cotentin accueillera la flotte de la Rolex Fastnet Race 2021 © JM enault ville de Cherbourg en Cotentin

Les concurrents naviguant vers le Royaume-Uni pour toutes les courses RORC, y compris la Rolex Fastnet Race, peuvent désormais le faire sans avoir à subir une quarantaine et à payer des tests à leur arrivée au Royaume-Uni, conformément aux récents conseils de la UK Border Force et en partant du principe qu'aucun équipage ne touche terre au Royaume-Uni. « C'est une excellente nouvelle pour nos marins européens et cela devrait rassurer les concurrents de la Rolex Fastnet Race dans leurs préparatifs. Nous avons également décentralisé notre PC Course, offrant aux concurrents la possibilité de finaliser leurs inscriptions à Cowes, à Hamble, ou pour la première fois, à Cherbourg à partir du 4 août. C'est une excellente initiative pour nos concurrents européens qui peuvent bénéficier de l'amarrage gratuit à Cherbourg pendant toute cette période, et effectuer toutes les procédures d'inscription avant de prendre le départ le 8 août - le tout sans avoir à faire escale au Royaume-Uni », note le directeur de course, Chris Stone.

Le RORC a également informé la flotte des autres courses organisées avant la Rolex Fastnet Race. La Morgan Cup Race se dirigeait initialement vers Guernesey le vendredi 11 juin, avec une arrivée à St Peters Port, mais avec l'incertitude concernant l'entrée dans les îles anglo-normandes, le comité RORC, en consultation avec les autorités locales, a déplacé l'arrivée à Dartmouth, au Royaume-Uni. Avec le soutien du Royal Dart Yacht Club et des autorités portuaires de Dartmouth, le RORC s'attend à une forte participation à la course. 

La course Cowes Dinard St Malo du vendredi 9 juillet a également connu quelques changements subtils afin de satisfaire les flottes des deux côtés de la Manche. Avec l'incertitude qui entoure l'entrée en France, l'équipe de course du RORC élabore un prolongement du parcours. Après la marque d'arrivée pour la ligne d'arrivée traditionnelle à l'extérieur de St Malo, les équipages pourront continuer pour une course de retour vers le Royaume-Uni. On s'attend à ce que de nombreux équipages choisissent cette option et continuent à se préparer et à accumuler de précieux miles de qualification."

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Plus d'information: www.rorc.org and www.rolexfastnetrace.com

Les voiliers les plus rapides du monde s'élanceront sur le parcours de la Rolex Fastnet Race

Maxi Edmond de Rothschild détient le record absolu en multicoque de la Rolex Fastnet Race, après avoir bouclé le parcours en 2019 en...1 jour 4hrs 2mins 26 secs © Eloi Stichelbaut - polaRYSE / Gitana S.A. Maxi Edmond de Rothschild détient le record absolu en multicoque de la Rolex Fastnet Race, après avoir bouclé le parcours en 2019 en...1 jour 4hrs 2mins 26 secs © Eloi Stichelbaut - polaRYSE / Gitana S.A.

Alors que le Vendée Globe a fait les gros titres cet hiver avec une flotte record de 31 IMOCA, la France possède une flotte de bateaux encore plus extraordinaires : les Ultimes. Développés au cours des 30 dernières années par des équipes qui tentent de battre le record du tour du monde sans escale, le Trophée Jules Verne, ces multicoques volants géants de 32 m de long sur 23 m de large sont de loin les voiliers de course au large les plus rapides au monde. En août, plusieurs d'entre eux participeront à la Rolex Fastnet Race. Si les conditions météorologiques sont favorables, ces bateaux sont tout à fait capables de terminer la course en moins d'une journée, même si le nouveau parcours vers Cherbourg est plus long (695 miles nautiques). 

En 2019, alors que la plupart des concurrents n'avaient pas encore atteint Land's End, un combat de poids se jouait dans les derniers miles entre deux titans : le détenteur du record du tour du monde en solitaire sans escale (et vainqueur du Vendée Globe) François Gabart, naviguant avec Jimmy Spithill à bord de MACIF et le Maxi Edmond de Rothschild, co-skippé par les vainqueurs de la Volvo Ocean Race Franck Cammas et Charles Caudrelier. MACIF est passé en tête au Cap Lizard mais Cammas et Caudrelier ont réussi à reprendre l’avantage en empannant un peu plus tard. Ils se sont ainsi imposés avec seulement 58 secondes d’avance.

Ces deux bateaux reviendront concourir dans la classe open des multicoques de la Rolex Fastnet Race. Seul MACIF change de couleurs puisqu’il a été acquis par le Team Actual, 4ème de la dernière édition sur son précédent bateau. Fin avril, le trimaran est sorti du hangar de Team Actual dans sa nouvelle livrée. Depuis leur base de La Trinité-sur-Mer, le skipper Yves Le Blevec et son équipe sont en train de se familiariser avec leur nouvelle machine. En comparant ses performances avec celles de son précédent Ultime, Le Blevec observe : « Dans les petits airs, c'est similaire et dans le gros vent et les grosses vagues, ce n'est pas très différent, mais dans les conditions moyennes, le bateau est entre 10 et 15 % plus rapide. »

Alors que les foilers préfèrent généralement les eaux plates, Le Blevec maintient que c'est en fait dans la mer formée qu'il voit le gain de performance. « Avec l'ancien bateau, nous avions de grosses difficultés à aller vite contre les vagues car le bateau tombait dans les creux. Sur le nouveau bateau avec les foils, il reste hors de l'eau et ne tombe pas dans les vagues, donc nous sommes plus rapides. »

L'Actual Ultim 3, long de 32 m et large de 23 m, a participé en tant que MACIF à la dernière Rolex Fastnet Race. Le skipper Yves Le Blevec et l'équipe Actual se familiarisent actuellement avec leur nouvelle machine © Ronan Gladu/ronangladu.comL'Actual Ultim 3, long de 32 m et large de 23 m, a participé en tant que MACIF à la dernière Rolex Fastnet Race. Le skipper Yves Le Blevec et l'équipe Actual se familiarisent actuellement avec leur nouvelle machine © Ronan Gladu/ronangladu.com

Le Blevec, vainqueur en 2015 à bord de Bretagne Telecom affirme que pour les Ultimes, le changement de cap vers Cherbourg ne les impactera pas beaucoup, mais il apprécie le confort que le port du Cotentin va offrir. « Avant, c'était très difficile pour les concurrents de franchir la ligne et de s'entendre dire qu'ils ne pouvaient pas entrer dans le port. A Cherbourg, ce sera plus simple. » Le Blevec garde un bon souvenir de la ville pour y avoir passé plusieurs mois à la fin des années 1990, alors qu’il construisait le maxi-catamaran Team Adventure.

Quant à la Rolex Fastnet Race, Le Blevec en est un grand fan. « C'est comme un monument - une course très emblématique. Tous les marins connaissent la Fastnet Race. Le départ de la course est toujours un moment très spécial car il y a beaucoup de types de bateaux différents. Nous sommes les plus rapides mais nous pouvons jouer avec les Contessa 32 et il y a toutes les catégories. C'est très important pour tout le monde ».

Yves Le Blevec et son équipe à bord Actual Ultim 3 sera l'un des bateaux les plus rapides de la 49e édition de la course © Ronan Gladu/ronangladu.comYves Le Blevec et son équipe à bord Actual Ultim 3 sera l'un des bateaux les plus rapides de la 49e édition de la course © Ronan Gladu/ronangladu.com

Franck Cammas et Charles Caudrelier, qui ont respectivement mené leur bateau à la victoire lors des éditions 2011-12 et 2017-18 de la Volvo Ocean Race, reviennent pour défendre leur titre. Leur force réside dans une équipe très expérimentée et le temps qu'ils ont consacré à développer et à apprendre les subtilités de leur Ultime.

« L'accent est mis sur les foils et les safrans, mais aussi sur l’aérodynamisme », explique Caudrelier. « Les améliorations que nous avons apportées ces deux dernières années ont été énormes. Nous avons besoin de gros appendices pour voler tôt [typiquement dans 14 nœuds de vent/28 nœuds de vitesse du bateau], mais ensuite, lorsque vous volez vite à 40-45 nœuds, vous avez des problèmes de cavitation - c'est compliqué mais nous avons passé des heures et des heures à travailler là-dessus et je pense que le résultat sera assez bon. » Avec un peu plus de vent, le Maxi Edmond de Rothschild est capable d'atteindre des vitesses moyennes de 30-40 nœuds, ce qui lui permettrait d'être confortablement amarré à Cherbourg moins de 24 heures après avoir quitté Cowes.

La plus grande menace, à part l'Actual Leader du Blevec, est constituée par les deux nouveaux Ultimes lancés cette année. Fraîchement sorti du hangar, le tout nouvel Ultime Banque Populaire XI d'Armel le Cleac'h est actuellement inscrit à la Rolex Fastnet Race, mais il n'y participera que si son calendrier de préparation le lui permet. Entre-temps, et chose incroyable si l'on considère que ces bateaux peuvent coûter plus de 10 millions d'euros, un deuxième Ultime devrait être mis à l'eau dans les prochaines semaines pour François Gabart. Gabart est actuellement à la recherche d'un sponsor pour sa nouvelle campagne mais il est l'un des marins français les plus doués, avec déjà un incroyable palmarès à seulement 38 ans.

Pour contrer la menace des nouveaux Ultimes, le Maxi Edmond de Rothschild a fait installer pour cette saison un tout nouvel ensemble de foils (c'est-à-dire trois safrans avec gouvernails de profondeur, une dérive équipée d'un foil en T et deux foils de levage dans les flotteurs).

Quant au nouveau parcours, Caudrelier en prend plein la vue. Même les forts courants du Raz Blanchard ne représentent qu'une petite fraction de la vitesse d'un Ultime. Caudrelier se réjouit de l'accueil qui sera réservé à Cherbourg : « A chaque fois que j'y suis allé, c'était une belle arrivée. Les gens seront très heureux d'avoir un événement comme le Fastnet. Certains ne seront peut-être pas satisfaits du changement d'arrivée à Cherbourg, mais je pense qu'après la première édition, ils changeront d'avis. Si les bars sont ouverts, c'est un endroit agréable pour finir et, à coup sûr, la nourriture est meilleure ! »

ARRIVÉE DE LA ROLEX FASTNET RACE

Photo - JM Enault Photo - JM Enault

La 49e édition de la Rolex Fastnet Race, dont le coup d’envoi sera donné de Cowes (Ile de Wight) le 8 août prochain, s’annonce une nouvelle fois très disputée. Organisée par le Royal Ocean Racing Club (RORC), la course mythique, qui mettra pour la première fois de son histoire le cap sur la France, réunira en effet un plateau d’exception composé de marins professionnels et d’amateurs passionnés de tous horizons. Les plus rapides arriveront dès le 9 août à Cherbourg-en-Cotentin, en Normandie, où ils seront attendus dans le strict respect des règles sanitaires après avoir bouclé un parcours de 695 milles nautiques.

Un plateau d’exception attendu sur la Rolex Fastnet Race

Plus de 450 bateaux sur la ligne de départ dont quelque 400 IRC en lice sur la Fastnet Challenge Cup, nombreux IMOCA, Ultim, Class40, Multi 50 et Figaro inscrits, 31 nations représentées : 2021 s’annonce comme un grand millésime pour la Rolex Fastnet Race, qui se jouera à guichet fermé. Un engouement qui confirme sa position de course de voiliers hauturiers la plus populaire et la plus grande au monde. « Nous nous réjouissons de bénéficier d’un plateau de classe internationale pour la première édition de la course à arriver en France depuis sa création en 1925, avec les inscriptions de skippers de renommée mondialele retour d’anciens vainqueurs et la présence d’amateurs éclairés », se félicite Jean-Louis Valentin, président de l’association Arrivée Fastnet Cherbourg. Cette épreuve est très attendue par la Ville, la Communauté d’agglomération du Cotentin, le Département de la Manche et la Région Normandie, regroupés au sein de l’Association Arrivée Fastnet Cherbourg.

Parmi la flotte très éclectique allant du classique à l’ultra moderne, on retrouvera notamment le yawl de 78 pieds Stormovel qui avait eu les honneurs de la ligne en 1961 ; ou encore le Rambler 88 de George David, toujours détenteur du record du premier monocoque au Fastnet. Sans oublier le Sun Fast 3300 mené d’une main de maître par les Britanniques Henry Bomby et Shirley Robertson. Du côté des équipages professionnels, on notera la présence de l’Ultime Edmond de Rothschild (Gitana 17), détenteur du record de l’épreuve depuis 2019, Armel Le Cléac’h vainqueur du Vendée Globe 2017 à la barre de son nouveau Maxi Banque Populaire XI ; quelques mois après l’arrivée du Vendée Globe, de nombreux marins ont répondu présents, dont le vainqueur Yannick Bestaven (Maître Coq) et son dauphin Charlie Dalin (APIVIA), Jérémie Beyou (Charal), Sam Davies (Initiatives Cœur) mais également des skippers étrangers de renoms tels que Alex Thomson (Hugo Boss), Miranda Merron (Campagne de Franceem>), Simon ‘SiFi’ Fisher (11th Hour Racing team), Brian Thompson (Argo MOD70em>), Paul Larsen (Allegra) etc.

Après le succès de la dernière édition du Vendée Globe, Cherbourg-en-Cotentin, accueillera avec fierté les plus grands noms et amateurs émérites qui se confronteront sur le nouveau parcours de la course mythique.

La course accueillie autour d’un protocole sanitaire extrêmement strict à Cherbourg-en-Cotentin

Alors que le contexte sanitaire est toujours compliqué du fait de la pandémie de Covid-19, l’association Arrivée Fastnet Cherbourg met tout en œuvre pour pouvoir accueillir la course dans les meilleures conditions possibles. « Le comité d’organisation de l’arrivée de la Rolex Fastnet Race à Cherbourg-en-Cotentin a tenu son conseil d’administration la semaine dernière. S’il subsiste des incertitudes concernant les modalités d’ouverture du Village au public et la jauge autorisée, qui dépendront de l’évolution du contexte sanitaire et des directives gouvernementales, nous travaillons d’ores et déjà sur la mise en place de protocoles sanitaires extrêmement stricts afin de garantir les conditions de sécurité nécessaires à l’arrivée », détaille Jean-Louis Valentin. « Nous nous préparons en conséquence en envisageant plusieurs hypothèses en attendant les décisions gouvernementales, qui devraient intervenir courant mai », précise-t-il. D’ici là, l’association Arrivée Fastnet Cherbourg continuera à se préparer à accueillir les concurrents dans un peu moins de quatre mois.

De plus en plus d’équipages doubles sur la Rolex Fastnet Race

Le Cherbourgeois Alexis Loison et Jean Pierre Kelbert sur le JPK 10.30 Léon, de retour cette année pour défendre leur titre en double. Carlo Borlenghi/ROLEX Le Cherbourgeois Alexis Loison et Jean Pierre Kelbert sur le JPK 10.30 Léon, de retour cette année pour défendre leur titre en double. Carlo Borlenghi/ROLEX

La course au large en double est de plus en plus populaire. Entre 2009 et 2019, le nombre de duos a presque doublé sur la Rolex Fastnet Race mais cette nouvelle édition marque un nouveau tournant avec 89 bateaux engagés contre 64 il y a seulement deux ans. Les Français, spécialistes de l’équipage réduit jouent aux avant-postes mais la concurrence internationale n’a jamais été aussi forte.

Sur le long terme, cette tendance s’explique par plusieurs facteurs. Il y notamment la difficulté des coureurs à maintenir un équipage complet alors, dans le même temps, les bateaux progressent et nécessitent moins de bras pour être manœuvrés. D’abord marginale, cette pratique est de mieux en mieux acceptée et les marins sont attirés par l’engagement maximum que requière une telle épreuve.

L’année 2020 et le contexte sanitaire ont encore accéléré cette tendance puisque la pratique en équipage réduit a été la première a être autorisée par le Royal Ocean Racing Club l’année dernière. Ce sont donc les équipages doubles qui ont cumulé le plus d’heures en mer au cours de la saison. Mais l’impulsion la plus significative est venue de l’olympisme avec l’introduction de la course au large en double pour Paris 2024.

Avec des événements comme la Route du Rhum et le Vendée Globe et des classes comme le Figaro, la Class40 et l'IMOCA, la France est une nation à part dans le monde de la course au large en équipage réduit. Pourtant, sur le Fastnet, c’est dans la classe des IRC Two Handed que les Bleus rencontrent le plus de concurrence. En 2019 seulement 5 Français figuraient dans le top 10 de cette classe alors qu’on en comptait 8 en IRC Four et 7 en IRC Three. Cela s’explique sans doute par le fait que les meilleurs marins français privilégient les classes professionnelles que sont les Ultims, IMOCA et Class 40, au détriment de l’IRC.

Alexis Loison, vainqueur de la Fastnet Challenge Cup 2013, courra à nouveau en double avec Jean-Pierre Kelbert sur JPK 10.30 Léon - Paul Wyeth/RORCAlexis Loison, vainqueur de la Fastnet Challenge Cup 2013, courra à nouveau en double avec Jean-Pierre Kelbert sur JPK 10.30 Léon - Paul Wyeth/RORC

Alexis Loison, basé à Cherbourg, a terminé pas moins de six fois dans le top 10 de La Solitaire du Figaro, ce qui fait de lui l'un des meilleurs navigateurs au large au monde. Avec son père, Pascal, ils sont entrés dans l’histoire en remportant pour la première fois la course en double, devant les équipages complets ! Alexis détient ainsi le nombre de victoires dans la classe IRC en double. Il l’a remporté trois fois avec son père, Pascal, et s’est imposé sur la dernière édition aux côtés de Jean-Pierre Kelbert.

« J'adore la Rolex Fastnet Race, c'est un événement à part », déclare Loison. « J'y ai participé cinq fois et j'ai gagné [ma classe] à quatre reprises et le classement général une fois. J'essaie de conserver mon record de victoire dans la catégorie des doubles !

« J'adore ce genre de course où les professionnels sont sur le même parcours que les amateurs. Je préfère faire cette course en double avec un bateau IRC [plutôt que le Figaro]. Cette année est particulière car elle se terminera dans ma ville natale de Cherbourg, ce qui est une bonne nouvelle pour moi. »

JPK et Loison reviennent accompagnés de trois autres JPK 10.30 français. Deux d'entre eux - Mary 3 de François Moriceau et Mécanique Expertises de Gérard Quenot - ont terminé juste à côté du top 10 de la série Manche-Atlantique de l'UNCL en 2020, tandis que Very Good Trip - Septieme Ciel d'Yves Paul Robert a terminé quatrième en IRC double lors de la dernière Rolex Fastnet Race.

Le duo Henry Bomby et Shirley Robertson est engagé en Sun Fast 3 300 © Tim Butt/Vertigo FilmsLe duo Henry Bomby et Shirley Robertson est engagé en Sun Fast 3 300 © Tim Butt/Vertigo Films

Lors de la dernière édition, la domination française a été freinée par les Britanniques Henry Bomby et Hannah Diamond qui ont pris la deuxième place. Cette fois ci, Bomby sera accompagné de Shirley Robertson. Peu connue en France, Shirley est une star en Grand Bretagne puisqu’elle a remporté deux fois les Jeux Olympiques avant de devenir une présentatrice TV reconnue. Malgré son CV impressionnant, elle est une novice de la course au large puisqu’elle n’a débuté que l’année dernière.

« J’étais prête pour quelque chose de différent, mais similaire » explique Robertson. « J’étais un peu indécise quand à ce que je devais faire et où aller. Je suis impressionnée par Henry. Nous nous entendons bien et j’ai apprécié le bateau dès le départ. C’est un bateau rapide et, physiquement, je peux tout faire à bord. » Bien qu'elle soit une navigatrice accomplie, Robertson est retournée à l'école pour apprendre les règles essentielles de la navigation au large et un nouveau style de bateau. Heureusement, son co-skipper très accompli possède toutes les compétences nécessaires.

Le Royaume-Uni devance la France en nombre dans la classe IRC Double Handed, mais le plateau est international avec 12 nations représentées, dont les USA, Hong Kong et la Pologne. Les champions locaux Robin Verhoef et John van der Starre à bord de leur fidèle J/122e Ajeto sont de retour des Pays-Bas. Ils ont terminé deuxième de l'IRC à deux mains en 2017 et sur leur précédent J/111 J-Xcentric, ils ont été troisièmes en 2011. La flotte est également très éclectique avec la présence du 50 pieds Amokura, mis à l’eau en 1939 et parfaitement restauré par son propriétaire Paul Moxon.

Liste des inscrits en double / Liste complete des inscriptions

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Les ex-vainqueurs de retour sur la Rolex Fastnet Race

Les anciens vainqueurs sont de retour sur l'édition 2021. Ici : Didier Gaudoux à bord de Lann Ael 2 © Kurt Arrigo / Rolex Les anciens vainqueurs sont de retour sur l'édition 2021. Ici : Didier Gaudoux à bord de Lann Ael 2 © Kurt Arrigo / Rolex

Avec autant de bateaux, autant de classes et une histoire presque centenaire, il est inévitable que de nombreux anciens vainqueurs figurent parmi les plus de 400 participants à l'épreuve phare du Royal Ocean Racing Club en 2021. Revue d’effectifs :

Parmi les vainqueurs du classement général, Didier Gaudoux - avec son fidèle JND39 Lann Ael 2 - est le seul à revenir avec le même bateau et un équipage similaire à celui qu’il a mené lors de sa consécration en 2017. A bord, on retrouve des membres de sa famille, dont sa fille Coralie et peut-être son fils Thomas, ainsi que Fred Duthil, bien connu sur le circuit Figaro. Le Lann Ael 2 n'a pas changé, il s’est juste offert une nouvelle peinture.

Bien sûr, la grande inconnue actuelle est la même pour tout le monde, avertit Didier : « Ce sera une préparation très spéciale parce que nous ne savons pas quand nous pourrons commencer à naviguer et nous ne savons pas quelle sera notre préparation pour la Rolex Fastnet. J'ai l'intention de faire quelques courses du RORC si c'est possible ».

Vainqueur en 2015, Gery Trentesaux revient à bord du Class40 Courrier Redman d'Antoine Carpentier. @Kurt Arrigo / RolexVainqueur en 2015, Gery Trentesaux revient à bord du Class40 Courrier Redman d'Antoine Carpentier © Kurt Arrigo / Rolex

En 2020, le Lann Ael 2 n'a disputé que quelques courses mais en a tiré le meilleur parti, en remportant la classe IRC dans la Drheam Cup, devant le JPK 11.80 Fastwave 6 d'Eric Fries et le J/111 SL Energies de Laurent Charmy, qui doivent également prendre le départ au large de Cowes en août. Cet événement a également permis une bonne préparation, au départ de Cherbourg où la Rolex Fastnet Race de cette année se terminera pour la première fois.

« Ce sera un nouveau défi tactique entre les îles Scilly et Cherbourg avec la marée », précise le skipper. Bien que son bateau soit basé en Bretagne sud, son équipage, et surtout Duthil, connaissent bien les courants complexes qui entourent Cherbourg. « Beaucoup de gens vont venir et le port est très proche du centre ville, donc ce sera un accueil spécial ». La ville prévoit pour l'arrivée d'inclure des restrictions COVID pour les nombreux visiteurs.

Alexis Loison et Jean-Pierre Kelbert viennent défendre leur titre en double à bord duJPK 10.30 Leon. @Paul Wyeth / RORCAlexis Loison et Jean-Pierre Kelbert viennent défendre leur titre en double à bord duJPK 10.30 Leon © Paul Wyeth / RORC

 Loison de retour

Bien qu'il ne participe pas à la course sur son JPK 10.80, le vainqueur du classement général de 2015, Géry Trentesaux, revient à bord de la dernière génération de Mach 40.4 Class40 Courrier Redman d'Antoine Carpentier qui a terminé deuxième de la course transatlantique du RORC de cette année. Alexis Loison, qui est devenu le premier vainqueur de la course en double avec son père Pascal en 2013 à bord de leur JPK 10.10 Night And Day, est de retour pour défendre son titre dans la classe IRC en double à bord du JPK 10.30 Léon avec Jean Pierre Kelbert, propriétaire du célèbre Chantier français JPK. Loison a remporté l'IRC en double dans trois des quatre dernières courses et sa plus mauvaise performance est une seconde place en 2015.

De nombreux lauréats de classe reviennent à l’image du Mach 45 Bretagne Telecom du constructeur de bateaux Nicolas Groleau à La Trinité-sur-Mer, l'un des nombreux modèles conçus par Sam Manuard pour sa société JPS Production. Bretagne Telecom n’a raté aucune des six dernières éditions et s’est imposé à plusieurs reprises. En 2019, le bateau a quille basculante a terminé deuxième du classement général derrière Wizard.

Jacques Pelletier s'est imposé en 2019 à bord de l'Ange de Milon. @RORCJacques Pelletier s'est imposé en 2019 à bord de l'Ange de Milon © RORC

Pour cette édition à part, d’autres Français ont déjà décidé de revenir à l’image de Jacques Pelletier (Ange de Milon), François Lognone (Solidaires en Peloton) ou encore Arnaud Delamare et Eric Mordret qui seront cette fois à bord du Sun Fast 3300 de Christian Maby (Spoutnik). Dans les classes non IRC, les inscriptions sont encore en cours mais le franco-britannique Luc Berry est déjà engagé pour défendre son titre à bord de Lamotte – Module Création.

Luke Berry et son équipage, vainqueurs en 2019 © RORCLuke Berry et son équipage, vainqueurs en 2019 © RORC

Les Anglais bien présents

Cette édition 2021 s’annonce donc passionnante pour les Français, toujours très présents sur le Fastnet mais les anglo-saxons ne seront pas en reste. On pense par exemple au Botin IRC 52 Tala de David Collins, considéré comme le meilleur bateau britannique du moment ou au Scarlett Oyster de Ross Applebey, 3ème en IRC 2. Un certain nombre de voiliers et d'équipages qui ont brillé lors des précédentes éditions de la Rolex Fastnet Race reviennent. Jonty et Vicki Layfield, qui avaient alors mené leur Swan 47 Sleeper à la septième place du classement général, vont courir sur leur Swan 48 Sleeper X. De même, Ed Broadway, qui était troisième en IRM cette année-là sur son Hooligan V (et à nouveau en 2007 sur Hooligan VI) est de retour en double sur son Sun Fast 3300 Hooligan VIII. Battant Sleeper il y a 16 ans, Xara, Jonathan Rolls Swan 38 et Harry J. Heijst's S&S41 Winsome se sont classés quatrième et sixième au classement général. Thunder 2, le vainqueur IRC 0 de Mills 37 de Robert Boulter cette année-là, est de retour mais désormais entre les mains de Vladimir Phillips, tandis que le X-442 Ster Wenn 5 de Guy Sallenave, qui était deuxième en IRC 1, est cette année porté par son fils Pierre.

Compte tenu de cette vaste expérience sur la ligne de départ, nous pouvons nous attendre à l'une des Rolex Fastnet Races les plus compétitives jamais enregistrées.

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Record d’inscriptions sur la Rolex Fastnet Race

500 bateaux sont attendus sur la ligne de départ de la prochaine édition de la Rolex Fastnet Race © Carlo Borlenghi/ROLEX 500 bateaux sont attendus sur la ligne de départ de la prochaine édition de la Rolex Fastnet Race © Carlo Borlenghi/ROLEX

Comme pour un concert de rock, il a fallu moins d’une heure pour que la prochaine édition de la Rolex Fastnet Race affiche complet.

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Moins d'une semaine avant l'ouverture des inscriptions

The Fastnet Rock © Daniel Forster/ROLEX The Fastnet Rock © Daniel Forster/ROLEX

Les inscriptions pour la 49eme édition de la Rolex Fastnet Race seront ouvertes le 12 janvier 2021 à partir de 11h00 HF. 

 

  • Gagnez du temps en enregistrant dès aujourd’hui votre bateau sur SailGate : https://rorc.sailgate.com

     

  • Pour vous inscrire : https://www.rolexfastnetrace.com/fr/inscriptions

     

  • Soyez prêt pour vous inscrire le 12 janvier 2021 @11h00 HF 

     

  • L’équipe du RORC sera heureuse de vous aider : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

     

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A vos marques : préparez votre inscription pour la prochaine Rolex Fastnet

A retenir :

Départ, le 8 aout 2021 de Cowes

À moins d'un mois de l'ouverture des inscriptions pour la 49e édition de la Rolex Fastnet Race, l'équipe du RORC craint que la ruée vers les inscriptions de 2019 ne se répète. Comme pour un concert, il avait en effet fallu moins de 5 minutes pour que l’événement affiche complet.
 
Afin de garantir une place lors de l’ouverture des inscriptions – à 10h00 UTC (11h00 HF) le 12 janvier – il est recommandé d’enregistrer le bateau dès aujourd’hui sur le système d’inscription SailGate du RORC.
 
Un guide complet pour les participants est disponible sur le site web de la Rolex Fastnet Race pour accompagner les concurrents - qu'ils soient vétérans de la course ou novices - dans le processus d'inscription. L'équipe de course du RORC est par ailleurs à leur disposition pour leur offrir conseils et assistance.
 

Pour de plus amples informations, consultez le site https://www.rolexfastnetrace.com/fr/

 
Ou contactez l'équipe de course du RORC à l'adresse E : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., Tel : +44 (0)1983 295144. Web : www.rorc.org

2021 rfr map fra medium

 

La longue histoire du succès de la Rolex Fastnet Race en France

Night and Day © Kurt Arigo / Rolex Night and Day © Kurt Arigo / Rolex

Au-delà de la longue et étroite "entente cordiale" entre le Royal Ocean Racing Club (RORC) du Royaume-Uni et l'Union Nationale pour la Course au Large (UNCL), les équipes françaises ont toujours pris plaisir à affronter "les roast beefs" dans les courses à la voile.

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La Rolex Fastnet 2021 : les enjeux d’un parcours inédit

Toujours spectaculaire. Des centaines de bateaux de toutes tailles quittent le Solent après le départ de Cowes, au Royaume-Uni © Kurt Arrigo/Rolex Toujours spectaculaire. Des centaines de bateaux de toutes tailles quittent le Solent après le départ de Cowes, au Royaume-Uni © Kurt Arrigo/Rolex

Avec une arrivée inédite à Cherbourg, la Rolex Fastnet Race 2021 sera l'événement phare du Royal Ocean Racing Club. Les navigateurs et les équipages devront relever quelques défis importants sur ce nouveau parcours.

Premièrement, le nouveau parcours est plus long de 90 miles (ou 15%), soit 695 miles, sur la base de l’orthodromie. Les 500 premiers miles (soit 72 %) du parcours restent inchangés : départ de Cowes le 8 août 2021 ; cap au sud-ouest sur la côte sud de l'Angleterre, négociation de ses célèbres caps, tels que Start Point et le Lizard, avant la décision capitale de passer le Dispositif de Séparation du Trafic de Land's End. Suivent les traversées en pleine mer vers le Fastnet Rock et le retour vers Bishop Rock, au sud-ouest des Scilly.

A partir de là, le parcours est nouveau mais sans être très différent. Depuis Bishop Rock, il est possible de mettre le cap directement sur le cap de la Hague, la pointe la plus au nord-ouest de la péninsule du Cotentin, avant de faire le dernier virage à tribord sur les 10 derniers milles jusqu'à la ligne d'arrivée dans le port de Cherbourg. Le changement de cap par rapport à Bishop Rock est léger - 91° (contre 83° auparavant), mais le trajet pour rejoindre Cherbourg peut changer le visage de la course.

« Ni ventée, ni légère »

Le navigateur Ian Moore, vainqueur de la Volvo Ocean Race, qui a intégré l’équipe de Magic America's Cup, a réalisé une étude météorologique pointue sur le nouveau parcours. Il explique : « La Rolex Fastnet Race est encore principalement une course avec du près et du portant » Cependant, grâce à la longueur de l'étape finale, dans les vents de sud-ouest dominants typiques, 40 % du temps sera passé au près (contre 45 % auparavant) et 34 % au portant (contre 28 %) avec toujours autant de reaching. Après avoir calculé les itinéraires en fonction de la météo au cours des dix dernières années, M. Moore observe également : « Ce n'est pas une course super ventée ou super légère. 80 % se fait à 6-18 nœuds ».

Plus important encore sera le dernier casse-tête. Comment s'attaquer au mieux à l'une des plus puissantes marées d'Europe - le Raz Blanchard, entre Aurigny et le Cap de la Hague ? « C'est maintenant le plus passage à niveau de la course », déclare Moore. « La marée est la plus forte au large du cap de la Hague, à travers le Swinge (entre Aurigny et Burhou, au nord-ouest d'Aurigny) et au large de la côte est d'Aurigny. Il y aura des gagnants et des perdants ici et il sera difficile de faire le bon choix ».

En raison du coefficient de marée très élevé (86 – 89), le Raz Blanchard aura un rôle capital. La bonne nouvelle, selon Moore, est que le courant est plus fort dans la direction Nord Nord-Est que dans l’autre sens. C'est pourquoi les navigateurs surveilleront attentivement leur heure d'arrivée à la pointe du Cotentin. Si c'est le cas, ils tenteront d’éviter le plus fort du courant en laissant Aurigny à bâbord ou - plus radical encore - approcheront Cherbourg par le nord, l'option la plus extrême étant de parcourir les 11 milles supplémentaires en contournant le nord de la zone d'exclusion du DST des Casquets.

Le transfert de l'arrivée de la plus grande course au large du monde à Cherbourg pour la première fois depuis 96 ans est le fruit de la coopération entre la ville de Cherbourg-en-Cotentin, la Communauté d'agglomération du Cotentin, le départemental de la Manche et la Région Normandie avec le RORC.

Le parcours a été rallongé de 90 milles (+15%) avec un passage du Raz Blanchard bourré d'incertitudes.Le parcours a été rallongé de 90 milles (+15%) avec un passage du Raz Blanchard bourré d'incertitudes.

L’avis des frenchies

Alors que les bateaux français ont déjà dominé les dernières éditions de la Rolex Fastnet Race, remportant l'épreuve biennale au classement général en 2013, 2015 et 2017 et toutes les classes en 2019, sauf une, l'arrivée à Cherbourg profitera certainement encore plus aux participants français. Une bonne connaissance du Raz Blanchard et la possibilité d'en tirer le meilleur parti profiteront certainement aux marins locaux. L'un d'entre eux est le figariste, Alexis Loison, qui, avec son père Pascal, a remporté la Rolex Fastnet Race 2013 au sein d'une flotte de 294 bateaux à handicap. Ils ont marqué l’histoire en devenant le premier équipage en double à remporter la course au classement général. Pour la Rolex Fastnet Race, Alexis délaisse généralement son Figaro pour naviguer dans la classe IRC. Il s’y est imposé à quatre reprises, un record.

Vue aérienne du port d'accueil - Cherbourg, France, où l'immense flotte sera amarrée et où les marins du monde entier pourront profiter des festivités et de l'atmosphère fantastique à leur arrivée ©www.leuropevueduciel.frVue aérienne du port d'accueil - Cherbourg, France, où l'immense flotte sera amarrée et où les marins du monde entier pourront profiter des festivités et de l'atmosphère fantastique à leur arrivée ©www.leuropevueduciel.com

« Quand la course se terminait à Plymouth, j'ai gagné la plupart du temps, donc j'en garde un souvenir particulier », explique Loison. « Maintenant, la course est plus longue, ce qui peut rendre la tâche plus difficile pour ceux qui courent en double. Il y a aussi le Raz Blanchard, où il y a beaucoup de courant et où la porte sera peut-être ouverte ou fermée, donc vous pouvez gagner (ou perdre) la course là-bas dans les dernières heures. Vous devez avoir un bon timing pour gagner au classement général ou dans votre classe - tout sera question de timing, donc c'est bien d'avoir Rolex comme sponsor ! » sourit Loison.

Les classes Ultime, IMOCA 60 et Class40 seront en compétition en dehors de la flotte principale de l'IRC. Parmi les IMOCA 60, on retrouvera le concurrent du Vendée Globe Charlie Dalin à bord d’Apivia. Dalin se souvient des étapes de la Solitaire du Figaro qui se sont terminées à Cherbourg où tout s'est joué lors de la traversée du Raz Blanchard : « Vous avez des marées très fortes, ce qui peut en faire une zone très délicate à naviguer et l'état de la mer peut devenir très mauvais et aussi le vent. La brise de mer est délicate parce que vous avez une brise de mer d'ouest sur le côté ouest de la péninsule du Cotentin, une brise de mer de nord sur le côté nord et une brise de mer d'est autour de Barfleur et tout cela se mélange ! Il n'est pas facile de s'y retrouver. Ce sera la fin de la course, mais votre navigateur doit encore être frais car vous pouvez y faire d'énormes gains et pertes ».

Dans un an, la Rolex Fastnet arrive à Cherbourg-en-Cotentin !

Le Fastnet Rock au sud-ouest de l'Irlande est le symbole emblématique de la Rolex  Fastnet Race. 2021 sera la 49e édition © Kurt Arrigo Le Fastnet Rock au sud-ouest de l'Irlande est le symbole emblématique de la Rolex Fastnet Race. 2021 sera la 49e édition © Kurt Arrigo

La plus grande course offshore au monde entre dans une nouvelle ère puisque la Rolex Fastnet Race arrive pour la première fois en France. Dans un an, le 8 août 2021, plus de 350 bateaux s'élanceront de Cowes dans le sud de l’Angleterre. Comme d'habitude, ils feront le tour du Fastnet, au sud de l’Irlande, et reviendront en laissant les iles Scilly à bâbord. Ensuite, pour la première fois en 96 ans d'histoire de la course, les concurrents se dirigeront vers Cherbourg-en-Cotentin, nouvelle ville d’arrivée de la première épreuve du Royal Ocean Racing Club.

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